Coup de filet historique à Matai Rorofai : 7400 pieds de cannabis détruits en 15 jours !

Coup de filet historique à Matai Rorofai : 7400 pieds de cannabis détruits en 15 jours !

Du 1er au 16 février 2025, la Polynésie française a été le théâtre d’une opération antidrogue sans précédent. Baptisée « Matai Rorofai », cette initiative des forces de l’ordre a porté un coup sévère au trafic de stupéfiants dans l’archipel. Avec 7400 pieds de cannabis détruits, 45 arrestations et plus de 131 000 euros d’avoirs criminels saisis, cette opération révèle l’ampleur du problème tout en démontrant la détermination des autorités à y faire face. Plongée au cœur d’une action qui pourrait marquer un tournant dans la lutte contre la drogue en Polynésie.

Du 1er au 16 février 2025, la Polynésie française a été le théâtre d’une opération antidrogue d’une ampleur sans précédent. Baptisée « Matai Rorofai », cette initiative des forces de l’ordre a porté un coup sévère au trafic de stupéfiants dans l’archipel, révélant l’étendue d’un problème qui gangrène depuis trop longtemps les îles du Pacifique.

Une opération d’envergure contre le trafic de drogue

L’opération « Matai Rorofai » s’est articulée autour de cinq axes principaux :

  • Harcèlement des points de deal
  • Démantèlement des réseaux de trafic
  • Contrôle des flux de drogue
  • Destruction des plantations de cannabis
  • Surveillance accrue des lieux de vente connus

Cette approche globale a permis de frapper fort et de manière coordonnée sur l’ensemble de la chaîne du trafic de stupéfiants.

Bilan chiffré : des saisies impressionnantes

Les résultats de l’opération « Matai Rorofai » parlent d’eux-mêmes :

Type de saisie Quantité
Pieds de cannabis détruits 7 419
Herbe de cannabis saisie 17,2 kg
Ice (méthamphétamine) saisie 31,57 g
Cachets d’ecstasy saisis 80
Avoirs criminels saisis 15 719 779 XPF (131 811 €)

Sur le plan judiciaire, 395 personnes ont été mises en cause pour des infractions à la législation sur les stupéfiants, dont 45 placées en garde à vue.

La Polynésie face au fléau des stupéfiants

Cette opération s’inscrit dans un contexte plus large de lutte contre un trafic de drogue bien implanté dans les îles du Pacifique. En décembre 2024, une saisie record de 500 kg de cocaïne à bord d’un navire espagnol à Tahiti avait déjà mis en lumière l’ampleur du problème.

« L’an dernier, plus de 23 000 pieds de cannabis ont été arrachés en Polynésie. Ces pieds représentent plus d’un milliard de francs pacifiques (près de 8,4 millions d’euros) de saisies d’avoirs criminels. »

Mobilisation des forces de l’ordre et de la population

L’opération « Matai Rorofai » a impliqué une mobilisation sans précédent des forces de gendarmerie, avec des patrouilles intensives dans différentes zones, notamment à Mahina et Arue. Cette présence accrue a été saluée par les professionnels travaillant à proximité des lieux de vente de drogue, qui se plaignaient depuis longtemps des nuisances causées par les dealers.

L’objectif affiché était clair : faire comprendre aux vendeurs de drogue que l’espace public n’est pas à leur libre disposition et inverser le sentiment d’insécurité en le faisant basculer du côté des délinquants plutôt que des citoyens.

Perspectives et défis pour l’avenir de la lutte anti-drogue

Si l’opération « Matai Rorofai » marque un coup d’arrêt important dans le trafic de stupéfiants en Polynésie française, les autorités restent vigilantes. D’autres descentes sont d’ores et déjà prévues plus tard dans l’année, signe que la lutte contre ce fléau s’inscrit dans la durée.

Le défi pour l’avenir sera de maintenir cette pression sur les réseaux de trafic tout en développant des stratégies de prévention et de réinsertion. La mobilisation de l’ensemble de la société polynésienne, au-delà des seules forces de l’ordre, sera cruciale pour espérer endiguer durablement le problème de la drogue dans l’archipel.

À propos de l'auteur :

Hina
Hina Teariki

Hina Teariki est une journaliste polynésienne de 38 ans, née et élevée à Papeete. Diplômée en journalisme de l'Université de la Polynésie française, elle a commencé sa carrière en 2008 comme pigiste pour divers journaux locaux avant de rejoindre Tahiti Presse en 2010. Passionnée par la culture et l'environnement polynésiens, Hina s'est spécialisée dans les reportages sur le développement durable, le changement climatique et la préservation des traditions locales. Elle est connue pour son style d'écriture engagé et ses enquêtes approfondies sur les enjeux sociaux et écologiques du fenua.

Hina Teariki est une journaliste polynésienne de 38 ans, née et élevée à Papeete. Diplômée en journalisme de l'Université de la Polynésie française, elle a commencé sa carrière en 2008 comme pigiste pour divers journaux locaux avant de rejoindre Tahiti Presse en 2010. Passionnée par la culture et l'environnement polynésiens, Hina s'est spécialisée dans les reportages sur le développement durable, le changement climatique et la préservation des traditions locales. Elle est connue pour son style d'écriture engagé et ses enquêtes approfondies sur les enjeux sociaux et écologiques du fenua.

0 Commentaires
Le plus ancien
Le plus récent Le plus populaire
Commentaires en ligne
Afficher tous les commentaires